Paradigmes
Volume 4, Numéro 2, Pages 53-68
2021-05-19
Auteurs : Eyenga Onana Pierre-suzanne .
Résumé — D’emblée, une lecture de L’Attentat de Yasmina Khadra oblige à y voir la décalcomanie stricto sensu de la haine génocidaire articulée à travers la scénographie de la violence terroriste qu’assume, au péril de sa vie, une épouse aigrie, éprise du sang versé. Il s’agit de la stylisation de la barbarie perpétrée par une tueuse de sang-froid au prétexte de sauver des âmes et venger son peuple. Mais, à y regarder de plus près, l’enjeu réel de ce roman ne réside-t-il pas dans l’art de caricaturer la violence terroriste en vue de mettre en lumière le déficit d’un vivre ensemble qui résiste au passage du temps ? L’œuvre de Khadra ne postule-t-elle pas, en outre, une liberté féminine jusque-là compromise, pour ne pas dire hypothéquée, par les forces d’un patriarcat omniprésent tapis dans l’ombre ? Quels ressorts et autres modalisations caricaturales articulent-ils la violence terroriste perpétrée par Sihem, une épouse de médecin, vis-à-vis de ses pairs humains dans la trame de Yasmina Khadra ? L’analyse s’opère en trois parties dont l’enjeu réside dans la mise en exergue de l’argument qu’il vaut mieux encenser la vie et chercher à faire triompher la justice et la liberté, dans la paix et la négociation concertées, plutôt que de sublimer la mort qui pour l’homme reste un mystère. La sémiotique du personnage de Philippe Hamon et celle de Bernard Valette orientent notre réflexion.
décalcomanie ; liberté féminine ; vivre ensemble ; sémiotique ; violence terroriste
Bouazza Merahia
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pages 82-97.
Farid Oricha
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Hassiba Benaldi
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pages 154-171.
Benyagoub Leila
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Taibi Maghraoui Yamina
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pages 222-235.
Missaoui Samiha
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Bélarbi Belgacem
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pages 717-726.